Mairie de Paris : Les égoutiers mobilisés pour leurs conditions de travail02/04/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/04/une2383.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Mairie de Paris : Les égoutiers mobilisés pour leurs conditions de travail

Après dix jours de grève, à l'appel de la CGT, de la CFDT et de la CFTC, les égoutiers d'Eau de Paris sont parvenus à faire reconnaître leur exposition à l'amiante et à d'autres substances dangereuses.

Il aura donc fallu cette mobilisation des travailleurs des égouts parisiens pour que soient reconnus des risques professionnels pourtant évidents.

Les égoutiers de Paris avaient choisi de faire grève au moment des élections municipales, parce qu'ils n'avaient pas digéré l'attitude équivoque de la municipalité à leur égard, depuis que l'eau a été remunicipalisée en 2010.

La mairie de Paris, qui connaissait depuis 2011 l'existence d'amiante, n'en avait averti les syndicats qu'en 2012, alors que depuis 1976 un revêtement bitumineux chargé d'amiante avait été mis en place, pour protéger les canalisations de la corrosion... mais pas la santé des travailleurs des égouts !

En 2012, ces derniers avaient obtenu des mesures de protection lors de leurs interventions sur la tuyauterie, mais ils craignaient que l'amiante soit présent ailleurs. Ils ont donc obtenu que cela soit vérifié par une expertise. En outre, leurs indemnités pour « travaux durs et sales » seront revalorisées, ce qui est bon pour le porte-monnaie mais moins bon pour la santé. Enfin, ils ont obtenu que leur congé de fin de carrière soit renégocié.

C'est depuis longtemps un point noir pour les égoutiers. Sans eux, les villes seraient insalubres, les rats et immondices envahiraient les rues, des maladies referaient surface. Mais ils doivent travailler dans des conditions très insalubres.

Selon l'Inserm, la durée de vie d'un égoutier est, en moyenne, de dix-sept ans inférieure à celle des autres salariés. Et s'ils peuvent faire valoir leurs droits à la retraite à 52 ans (à condition d'avoir travaillé vingt-deux ans dans les égouts), ils réclament depuis des années de partir à 50 ans. Ce serait bien la moindre reconnaissance de la pénibilité de leur travail !

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