Chômage : Un « actif » sur cinq est au chômage02/04/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/04/une2383.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Chômage : Un « actif » sur cinq est au chômage

Les chiffres sont tombés le 26 mars : pour le mois de février, 31 500 chômeurs supplémentaires se sont inscrits à Pôle emploi. Et il ne s'agit là que des chômeurs dits de catégorie A, c'est-à-dire de ceux n'ayant aucune activité. Au total 3,35 millions de travailleurs sont ainsi privés de tout moyen de gagner leur vie. Les plus de 50 ans sont les plus touchés. Leur nombre a bondi de plus de 12 % en un an, en même temps que leur espoir de retrouver du travail rejoignait le domaine du rêve.

Mais ce chiffre - 3,35 millions - ne tient pas compte des chômeurs dits de catégories B et C qui, eux, ont trouvé un petit boulot de quelques dizaines d'heures et qui sont aujourd'hui près de 1,6 million. Cela fait donc 5 millions au total mais... pour la seule France métropolitaine, c'est-à-dire en oubliant les chômeurs des départements d'outre-mer. Au total, ce sont près de 6 millions de personnes qui sont inscrites à Pôle emploi, soit près d'une personne sur cinq, par rapport à la population dite active.

Et puis c'est aussi sans compter ceux qui, las de renouveler leur inscription chaque mois, ont été sortis des chiffres du chômage sous la rubrique « cessation d'inscription pour défaut d'actualisation ». Sans compter non plus les « radiations administratives » de ceux qui n'ont pas fourni les multiples justificatifs de leur « Projet personnalisé d'accès à l'emploi » (!). 34 000 personnes ont ainsi été miraculeusement sorties des statistiques du chômage en février pour ces deux derniers prétextes.

Les commentateurs parlent d'un record « historique » du chômage. Certes, et il est à mettre en rapport avec les profits « historiques » engrangés par les plus grandes entreprises. Car ces deux histoires vont de pair, dans cette période de crise où, grâce aux gouvernements qui se succèdent, le grand patronat maintient et même augmente ses profits.

En réponse, il y faudrait une colère historique. Une colère du monde du travail qui impose d'embaucher partout où les cadences sont insupportables, partout où le personnel manque. Une colère qui impose de répartir le travail entre tous ceux qui n'ont que leur salaire pour vivre, en prenant sur les fortunes amassées par les banquiers, les actionnaires et le grand patronat.

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