Travailleurs du spectacle : Une nouvelle mobilisation le 6 mai30/04/20102010Journal/medias/journalnumero/images/2010/04/une2178.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

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Travailleurs du spectacle : Une nouvelle mobilisation le 6 mai

La fédération CGT du spectacle appelle à une nouvelle journée nationale d'actions jeudi 6 mai. Elle entend ainsi donner une suite et « amplifier la mobilisation » commencée le 29 mars dernier, où plusieurs milliers de salariés du spectacle avaient battu le pavé, à Paris mais aussi à Angers, Bordeaux, Lyon ou Nantes, aux cris de « No culture, no future », afin de défendre « l'art et la culture » menacés par la politique du gouvernement.

Le 29 mars déjà, plusieurs milliers de manifestants avaient défilé à Paris à l'appel des organisations de salariés et des employeurs du Syndeac, qui représente les propriétaires de scènes subventionnées, avec des banderoles où l'on pouvait lire : « C'est en semant les théâtres qu'on cultive les hommes » ou encore : « Cultive-toi pauv' con ».

Comme beaucoup d'autres salariés, les travailleurs du spectacle sont inquiets pour l'avenir des financements, déjà en régression pour les petites compagnies et structures. Ils sont préoccupés par la réforme annoncée des collectivités territoriales, étant donné que leur activité dépend à 70 % de financements locaux. Et même si Sarkozy prétend le contraire, ils craignent que départements et régions perdent toute possibilité d'aider les activités culturelles.

À cela s'ajoutent les conséquences de la suppression de la taxe professionnelle et des transferts de charges non compensés financièrement, qui mettent déjà en péril certaines collectivités. Selon le président du Syndeac, « trente départements seront en difficulté en 2010 et ne pourront plus subventionner la culture à la même hauteur qu'avant ».

La CGT du spectacle constate qu'un audit du ministère de la Culture, lancé par le Premier ministre dans le cadre de « la révision générale des politiques publiques (RGPP), qui est une régression générale des politiques publiques », va avoir pour conséquence « de faire plus avec moins, de sabrer l'emploi et de tourner le dos aux missions de service public ».

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, se veut rassurant en déclarant que l'État ne se désintéresse pas de la culture et que ses budgets ne sont pas en recul. Pourtant, même si la hausse des moyens alloués cette année à la plupart des secteurs (presse, cinéma et audiovisuel) dépasse 5 %, elle n'est que de 0,4 % pour le spectacle vivant, une hausse inférieure à l'inflation. En pratique, c'est donc une baisse.

Les travailleurs du spectacle poursuivent donc leur mobilisation pour se faire entendre d'un gouvernement qui réserve ses subventions aux grandes entreprises, celles qui en ont le moins besoin.

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