Renault, Besson et la piste du Dragon12/01/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/01/une-2215.gif.445x577_q85_box-0%2C10%2C169%2C230_crop_detail.png

Leur société

Renault, Besson et la piste du Dragon

Renault a mis à pied trois cadres, employés au Technocentre de Guyancourt, dans les Yvelines, en liaison avec son programme de véhicules électriques. Le constructeur automobile les soupçonne d'avoir livré des informations « stratégiques », et envisagerait de les licencier.

Interrogé sur le sujet, Eric Besson, le ministre de l'Industrie et de l'Économie numérique, n'a pas pu se retenir de citer « la piste chinoise » qui serait « privilégiée », même s'il se défendait de l'affirmer. Pas plus qu'il n'a pu s'empêcher de voir dans les premières pages de ce feuilleton rocambolesque « les risques pour nos entreprises en matière d'espionnage industriel, en matière d'intelligence économique ».

Il est sans doute difficile, après une période riche en démagogie xénophobe au ministère de l'Immigration, de ne pas voir « la main de l'étranger » plongée dans les « secrets industriels » de l'automobile tricolore.

Besson sait d'ailleurs sans doute de quoi il parle. Une révélation de WikiLeaks ne vient-elle pas d'inspirer à un quotidien norvégien le titre suivant :« La France est l'empire du Mal pour ce qui est du vol de technologie » ? On y apprend que « l'espionnage français est tellement important que la totalité des dégâts pour l'économie allemande est supérieure aux dégâts provoqués par la Chine ou la Russie ».

L'arroseur arrosé, en quelque sorte, et qui ne brille pas par son intelligence... économique.

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