Malgré son contrôle de tous les rouages de l’État et des médias, Orban, l’homme fort de la Hongrie, indéboulonnable depuis 16 ans et vitrine de l’extrême droite européenne, vient d’être chassé du pouvoir, après avoir essuyé, dimanche 12 avril, une lourde défaite électorale.
Cette défaite est aussi celle de Trump, qui a mis tout son poids pour le faire gagner en envoyant son bras droit J.D. Vance le soutenir dans la campagne électorale. C’est une défaite pour Poutine, qui en avait fait un allié des plus fidèles. Une défaite pour tous les tenants de l’extrême droite qui, comme Le Pen, faisaient d’Orban un modèle à suivre. Cette défaite a été possible parce que des millions d’électeurs des classes populaires se sont massivement exprimés, dans les villes comme dans les zones rurales, pour rejeter Orban. Et contrairement à ce que l’on entend, la plupart des ouvriers, des employés, des techniciens ou des artisans ne l’ont pas fait au nom de principes démocratiques abstraits, ni pour renforcer l’Union européenne contre Poutine ou Trump.