La Poste – Paris-Pyrénées : réaction à un mauvais coup15/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/04/une_3011-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-04-15

Dans les entreprises

La Poste – Paris-Pyrénées : réaction à un mauvais coup

Le 8 avril, 35 travailleurs se sont rassemblés dans la rue, devant le bureau de La Poste Paris-Pyrénées, un quart d’heure avant la prise de service. Une partie d’entre eux sont montés à la direction, exprimant un mécontentement plus large face à une nouvelle vague de 23 suppressions d’emplois.

Au fil de réorganisations successives, moins de 400 travailleurs préparent les tournées et distribuent le courrier sur trois arrondissements parisiens, les 11e, 12e, 20e, en plus petit nombre de ce qu’ils étaient dans le passé pour le seul 20e. De nouvelles suppressions d’emplois ont eu lieu chaque année, mais séparément sur chaque arrondissement. Après le 11e et le 12e l’année dernière, c’est au tour des facteurs du 20e.

Quand la direction a présenté les nouvelles tournées prévues pour juin, chacun s’est rendu compte qu’elles étaient rallongées de plusieurs kilomètres et quasiment doublées par rapport à aujourd’hui, alors que les collègues en CDD ou en intérim allaient être licenciés à la fin de leur contrat. Il est prévu des « tournées renfort », qui n’ont de renfort que le nom car elles seraient supprimées au bout d’un an ou deux, et le travail serait alors redistribué aux autres facteurs. Ce qui a aussi fait discuter est l’obligation de faire en vélo les tournées rallongées, alors que beaucoup ne savent pas en faire ou le craignent, et que d’ailleurs la direction de la Poste à Paris y avait renoncé car trop accidentogène. Et tout le monde devrait passer une habilitation, y compris ceux qui continueraient à prendre un simple caddie.

De tout cela, le directeur a d’abord refusé dans un premier temps de discuter le 8 avril, avant finalement d’accepter de recevoir une délégation de dix facteurs le lendemain. Il s’est engagé à revoir la question de l’habilitation et aussi l’organisation du travail de cet été, autrement dit peu de choses. Chaque service avait tenu à choisir celles et ceux qui allaient le représenter à la délégation, et le compte-rendu distribué le lendemain devant les portes du bureau a été beaucoup lu et commenté. Il reste encore quelques semaines pour continuer à s’organiser contre ce nouveau mauvais coup de La Poste, et ce n’est donc pas fini.

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