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Leur société
Villeneuve-Saint-Georges : retour de bâton… de police
Mercredi 8 avril, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, onze policiers municipaux ont été interpellés par leurs collègues de la police nationale et placés en garde à vue dans différents commissariats du département.
Ces policiers sont soupçonnés dans le cadre d’une enquête sur des « violences aggravées, faux en écritures, violations de domicile et vol par personne dépositaire de l’autorité publique ». Des témoignages, des plaintes ont été déposés par des victimes de leurs comportements violents. Un habitant a déclaré que dans un bar, après un match, les policiers l’avaient même poursuivi jusque dans les toilettes, frappé et touché par plusieurs décharges de taser.
La maire, Kristell Niasme, secrétaire générale adjointe de LR, a quadruplé les effectifs des policiers municipaux de la ville. Elle refuse « qu’on jette le discrédit sur tout un service de police »…, qui n’a besoin de personne pour le faire. Retailleau l’avait chargée de diriger un « observatoire des pratiques municipales LFI ». Il avait choisi une élue en faveur des polices de choc, qu’elles soient nationales ou municipales, et qui prétend régler par la manière forte les problèmes d’une banlieue pauvre. Mais une telle politique demande aussi un personnel « adapté ». Visiblement, cette maire sait le choisir puisque, s’agissant de délinquance, ses policiers ont montré leur compétence.