Mitsubishi – Balan : une grève efficace15/04/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/04/P13-2_Mitsubihsi-Balan_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C800%2C450_crop_detail.jpg2026-04-15

Dans les entreprises

Mitsubishi – Balan : une grève efficace

Ce grand groupe industriel de chimie a annoncé le 16 mars la fermeture de son usine d’usinage plastique de Balan, près de Lyon, et l’envoi au chômage des 35 salariés du site.

Illustration - une grève efficace

Un directeur spécialisé dans les fermetures d’usines a été nommé pour régler l’affaire au plus vite. Mais les conditions du plan de départ se sont vite avérées dérisoires pour ces travailleurs, écœurés qu’on les jette alors que les bénéfices de Mitsubishi sont en hausse ces dernières années. S’ils sont bien conscients qu’à 35 ils pourront difficilement empêcher ce projet de fermeture, ils n’acceptent pas de partir à ces conditions. Les plans de restructuration se multipliant dans toute la chimie, ils savent que retrouver un emploi dans la période sera particulièrement compliqué.

Le mercredi 8 avril, ils ont donc décidé la grève pour « partir la tête haute », établi leurs revendications et décidé d’alerter la presse. Plusieurs reportages sur BFM Lyon, France 3 et d’autres médias ont rapidement fait connaître leur mouvement. Dès le vendredi 10 avril, deux jours plus tard, Mitsubishi a accepté les demandes des grévistes, soit des indemnités pouvant aller jusqu’à 100 000 euros selon l’ancienneté.

Ces conditions de départ nettement plus favorables sont une broutille pour un groupe de cette taille, mais elles n’auraient pas été obtenues sans grève. Les grévistes ont maintenant le sentiment de s’être fait respecter et cette expérience de lutte leur servira par la suite.

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