Héritière de la monarchie pour présidentiable15/04/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/04/P6-2_Bardella_et_sa_princesse_OK_Lupo.jpg.420x236_q85_box-0%2C20%2C523%2C314_crop_detail.jpg2026-04-15

Leur société

Héritière de la monarchie pour présidentiable

À l’aide de photos bien calibrées et délibérément offertes aux paparazzis, Bardella a fait la promotion de sa liaison avec la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles.

Illustration - Héritière de la monarchie pour présidentiable

Cette demoiselle descend des rois de France, la révolution française magnanime n’ayant pas coupé la tête de toute la famille. Sa lignée se bat contre une autre partie de celle-ci, pour s’affirmer l’héritière du trône du royaume des Deux-Siciles, autrement dit du sud de l’Italie. Derrière ce folklore aristocratique, le père est un banquier d’affaires et la mère la fille d’un industriel de l’armement italien véreux qui a dû fuir la justice en se réfugiant au Mexique, suite à une affaire de corruption. La fortune de cette famille se compte en centaines de millions d’euros. La jeune femme, après une fructueuse carrière d’influenceuse pour gosses de riches, s’oriente désormais vers des études pour apprendre à « gérer la finance d’une maison de couture ».

En s’affichant avec Maria Carolina, Bardella ne veut pas seulement mettre en scène le conte de fées du jeune homme pauvre de Seine-Saint-Denis tombé amoureux d’une princesse. Il y donne aussi des gages à la haute société, celle qui adoube ou pas les hommes politiques dont elle accepte les services pour gérer le pays, c’est-à-dire avant tout ses propres intérêts. Se présenter en fiancé de cette jeune femme de la haute société peut l’aider à prendre une stature de présidentiable. Plus largement, en se montrant aux côtés d’une héritière, il affirme qu’il adhère bien au monde des classes dominantes.

Entre ces photos et les repas de Marine Le Pen avec les grands patrons, le RN se positionne de plus en plus en alternative crédible pour la grande bourgeoisie. Le mariage le plus important est bien celui du RN avec les capitalistes, le parti d’extrême droite y apporte une dot importante : les voix qu’il a volées aux classes populaires en se faisant passer pour un parti se préoccupant de leurs intérêts.

Il ne faut pas croire aux contes de fées, les plus dangereux étant les contes de fées électoraux.

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