En région Bretagne : face à la surcharge de travail, il faut des embauches !

18 Janvier 2013

Dans la région Bretagne de la SNCF, alors que la fréquentation et le nombre de trains explosent, les effectifs diminuent, passant en quelques années de 4 200 à 3 700. Les contrats précaires sont monnaie courante. En gare de Rennes, plusieurs dizaines de travailleurs enchaînent les CDD.

Des centaines de postes ont été supprimés, ou sont en passe de l'être, au Fret ou au Technicentre industriel. Plus de 120 cheminots dont le poste a été supprimé ont été affectés à l'EME, qui constitue une sorte « d'agence pour l'emploi » interne à la SNCF. La SNCF les utilise comme bouche-trous et les déplace de mission en mission sans les affecter à un poste. Elle cherche même à se débarrasser de ceux qu'elle considère comme trop vieux, trop malades ou trop abîmés par le travail.

Pourtant, du travail il y en a. Quel que soit le secteur, il manque du personnel et il faut toujours en faire plus.

La SNCF remet constamment en cause les plannings, au Triage, au Contrôle ou à la Conduite, en prenant prétexte des jours fériés ou des travaux sur les voies. Avoir une réponse pour des congés est devenu de plus en plus difficile. Alors, les raisons de s'insurger s'accumulent. À Saint-Brieuc, pendant les fêtes, des travailleurs ont fait grève pour réclamer du personnel et l'amélioration de leur planning. Ailleurs, comme à Rennes, des conducteurs, mécontents des horaires au gré du patron, ne viennent pas au travail certains dimanches, se portant grévistes. Sur Brest et Quimper, c'est en novembre que les conducteurs de trains avaient fait plusieurs jours de grève et obtenu des postes.

Le mécontentement reste diffus et il faudra être de plus en plus nombreux à agir et décider collectivement pour nos conditions de vie et de travail.

Correspondant LO