Michelin – Clermont-Ferrand : salaires toujours plus insuffisants

31 Janvier 2024

Mercredi 24 et jeudi 25 janvier se sont tenues les négociations annuelles obligatoires (NAO) chez Michelin. La direction annonce un «budget» total de 5 % d’augmentation.

Sans doute pour donner l’impression de donner plus que les 4,9 % de l’inflation officielle. Mais la réalité est tout autre.

Ce « budget » se décompose en augmentations individuelles, donc aléatoires voire inexistantes pour beaucoup, et une augmentation générale différente selon les catégories : 2 % pour les ouvriers, 1 % pour les employés et techniciens, et rien pour les cadres. Concrètement, un ouvrier gagnant 1 500 euros pourra ne toucher que 30 euros de plus et pour un technicien à 2 000 euros ce sera 20 euros.

La direction prétend aussi prendre en compte l’évolution de l’inflation, en particulier pour les premiers niveaux de rémunération. En réalité, elle a juste dû augmenter les minima des huit premiers coefficients qui étaient passés en dessous du smic. C’est dire le niveau des salaires dans l’entreprise ! Parallèlement, le groupe devrait annoncer pour 2023 au moins autant de profits qu’en 2022, où le résultat opérationnel avait atteint 3,4 milliards d’euros. Et il prévoit un nouveau record de 2,3 milliards de trésorerie. Les actionnaires vont donc être de nouveau gavés.

Alors, les différents arrêts de travail dans les usines du pays et les 70 ouvriers rassemblés devant l’usine de la Combaude jeudi 25 janvier à l’appel de la CGT, ont permis de montrer le mécontentement. Chacun est conscient que pour obtenir son dû, il n’y aura pas d’autre choix que d’entraîner tous les autres travailleurs.

Correspondant LO