Stellantis Sochaux : non au vol des congés31/01/20242024Journal/medias/journalnumero/images/2024/02/2896.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Stellantis Sochaux : non au vol des congés

À l’usine Stellantis de Sochaux, dans le Doubs, l’attaque contre les congés des ouvriers a provoqué une première protestation.

Vendredi 26 janvier, à l’appel de la CGT de l’usine, environ 200 ouvriers de fabrication et de logistique ont débrayé. Ce projet a fait discuter et réagir les ouvriers, beaucoup disaient : « deux semaines de congés, ce n’est pas possible, c’est du jamais vu » et d’autres : « si on a que deux semaines cet été, je fais grève. »

Réunis en assemblée, les grévistes ont voté, à l’unanimité, pour un nouvel arrêt de travail le 30 janvier, de militer pour entraîner leurs camarades, puis sont tous allés transmettre la réclamation collective préparée ensemble.

Le 30 janvier, environ 150 grévistes étaient de nouveau rassemblés. Ceux de l’équipe du matin, au grand dam de la direction, sont allés scander haut et fort devant la salle où se tenait la réunion du CSE : « nos congés il ne faut pas toucher ». Tous ont voté pour continuer le 7 février, lendemain de la troisième réunion direction-syndicats sur les congés.

Ces débrayages ont été des premières réactions à l’annonce par la direction du lancement de la production de la Peugeot E-3008, prétexté pour réduire les congés d’été. À Sochaux, comme ailleurs dans le groupe Stellantis, la politique du patron est de s’approprier le temps libre des travailleurs au gré des aléas de production : allongement des journées à l’usine, samedis travaillés, jours non travaillés... le tout souvent annoncé au dernier moment et suscite parfois des débrayages.

Les travailleurs de l’usine, qui ne veulent pas qu’on leur vole le peu de liberté auquel ils tiennent au regard d’une année de travail, n’ont pas dit leur dernier mot.

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