Travail des enfants : 160 millions de très jeunes exploités

23 Juin 2021

En 2020, 160 millions d’enfants étaient au travail, soit 8,4 millions de plus qu’en 2016, selon un rapport conjoint de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de l’Unicef, agence de l’ONU chargée de l’enfance.

La même étude indique qu’à ces 160 millions d’enfants pourraient s’en ajouter cette année au moins 9 millions, du fait des conséquences économiques de la pandémie, et jusqu’à 46 millions en 2022 « si les protections sociales baissent par rapport à leur niveau actuel, à cause de mesures d’austérité et d’autres facteurs ».

La moitié de ces enfants sont âgés de 5 à 11 ans. Les confinements, les fermetures d’écoles, les reculs économiques et les budgets sociaux réduits n’ont laissé d’autre choix à des familles laissées sans ressources que de faire travailler leurs enfants. Mais d’autres facteurs, tous liés au fonctionnement de la société capitaliste, sont à l’œuvre : le manque d’emplois décents, les migrations, et bien sûr les inégalités sociales en forte progression.

Ces enfants, on les trouve dans les plantations, derrière les murs des ateliers ou employés comme domestiques. Ils peuvent être esclaves, prostitués, associés aux trafics de drogue ou à des rackets criminels. Certains sont tueurs à gage ou enfants-soldats dans les pays en guerre.

Le travail forcé imposé à des millions d’enfants ne fait pas la une des journaux et ne provoque pas ces émissions en boucle que les chaînes de télévision adorent consacrer à des futilités, mais c’est bel et bien un crime du capitalisme.

Jacques FONTENOY