Hôtels Barrière – Enghien-les-Bains : non aux licenciements !

23 Juin 2021

Le week-end des 12 et 13 juin, suite à un appel de la CGT et de FO, une centaine de travailleurs du casino et des deux hôtels Barrière d’Enghien-les-Bains, dans le Val-d’Oise, se sont rassemblés toute la journée devant leur lieu de travail pour protester contre un plan de 67 licenciements.

Le casino a rouvert ses portes le 19 mai mais celles de l’Hôtel du Lac restent fermées, avec à la clé 24 travailleurs à la rue. Pour la plupart, ils ont plus de dix ans d’ancienneté et au moins cinq d’entre eux sont là depuis vingt ans. Les syndicats voulaient « sensibiliser les clients sur les comportements du groupe ». En effet, un premier plan de sauvegarde de l’emploi, c’est-à-dire de licenciements, a été refusé par l’administration en mai. Le groupe en a rédigé et déposé un nouveau le 18 juin.

Lors du rassemblement, la pétition de soutien aux travailleurs licenciés a été largement signée, un geste souvent accompagné d’un soutien financier.

Pour Bruno Cagnon, le directeur du groupe, « Depuis le 15 octobre, la situation économique s’est encore aggravée... c’est une situation difficile pour le groupe Barrière »... mais il pleure la bouche pleine. Car le groupe Barrière existe depuis plus d’un siècle et se présente comme le « leader européen sur le marché des casinos et un des acteurs majeurs de l’hôtellerie de luxe à la française ». Le groupe possède des dizaines d’hôtels dans les grandes destinations touristiques, Cannes, Deauville, Marrakech, le Fouquet’s sur les Champs Élysées, et continue à s’agrandir. Une de ses dernières acquisitions est un hôtel à Courchevel, que le groupe a transformé pour qu’il entre dans la catégorie Palaces.

D’après les syndicats, le groupe a reçu 170 millions d’euros de prêt garanti par l’État, quatre millions de CICE et une réduction de loyer de la part des mairies, dont un million et demi d’euros de celle d’Enghien-les-Bains. Le résultat net du groupe s’est élevé à trois millions en 2020. Il aurait largement de quoi maintenir les salaires et l’emploi de tous.

Alors les travailleurs ont mille fois raison de ne pas vouloir que leurs emplois « se jouent à la roulette », comme le disait un slogan inscrit sur une banderole lors d’une manifestation devant la sous-préfecture de Sarcelles.

Correspondant LO