Salaires dans la santé : encore des dizaines de milliers d’oubliés24/02/20212021Journal/medias/journalnumero/images/2021/02/2743.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Salaires dans la santé : encore des dizaines de milliers d’oubliés

Après la CFDT, FO et Sud, la CGT vient de signer le complément aux accords dits de Ségur, qui intéresse le personnel attaché et dépendant des hôpitaux publics, médico-social ou attaché aux hôpitaux psychiatriques.

Ces travailleurs s’étaient vu refuser le complément de salaire de 183 euros mensuels accordé au personnel hospitalier après l’explosion de l’épidémie. Cela concerne environ 40 000 salariés.

Il aura fallu attendre des mois, depuis septembre 2020, date de l’application de ce complément de salaire, pour arriver à un rattrapage partiel. Le ministère a proposé d’allouer une prime mensuelle de 183 euros à partir de juin 2021 à ces 40 000 salariés, et cela jusqu’au 31 décembre. Le complément salarial de 183 euros sera intégré dans leur salaire à partir de janvier 2022. Il aura fallu des marchandages sordides pour rattraper cette injustice. Mais on est encore loin du compte.

En effet, encore plus nombreux, des dizaines de milliers d’autres salariés participant aux services de santé sont et restent à ce jour privés de cette augmentation, qui n’est pourtant qu’un rattrapage très partiel. Il s’agit des salariés des Ehpad privés, des auxiliaires de vie, des salariés assurant des services vitaux mais dépendant du secteur associatif, considérés comme salariés du privé. Cette division n’a aucun sens et est profondément injuste. Non seulement le combat pour y mettre fin reste d’actualité, mais surtout les luttes pour mettre fin aux bas salaires devront unir tous les travailleurs de la santé, quel que soit leur employeur en titre, et au-delà tous les travailleurs, en refusant toutes les divisions artificielles.

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