Tisséo – Toulouse : non à la suppression de la clause de sauvegarde !

26 Avril 2023

Mardi 18 avril, près de 500 travailleurs en grève de Tisséo (qui gère les bus, le métro et le tramway de l’agglomération toulousaine) sont venus manifester place du Capitole à Toulouse.

La direction veut leur enlever la clause de sauvegarde, qui permet d’indexer le salaire sur l’inflation officielle et qui, en 2022, a permis une augmentation de 5,9 % sur l’année.

Cette clause avait été accordée en 2015 suite à un mouvement de grève et dans un contexte de faible inflation. Maintenant que les prix flambent, la direction veut la retirer. Elle est du genre à prêter un parapluie quand il fait soleil et à le reprendre quand il pleut. Les employés ne l’entendent pas de cette oreille. Comme le dit l’un d’eux : « On se bat pour ne pas perdre de salaire, car s’ils ne suivent plus l’inflation, c’est ce qui va arriver. »

Mardi 11 avril, une première journée de grève avait déjà été massive. Plus de 500 travailleurs s’étaient retrouvés à Mesplé, à la direction de Tisséo. Quasiment aucun bus n’avait circulé, ni aucune rame de métro. L’ensemble des transports en commun était à l’arrêt. Les bouchons ont duré des heures, c’était une journée noire pour la circulation.

Les raisons de la colère sont multiples. Il y a bien sûr la hausse des prix avec des salaires qui ne suivent pas. Mais il y a aussi le mécontentement contre la direction, qui en demande davantage, avec l’allongement à 7 h 25 du temps de travail des chauffeurs, et cherche à imposer toujours plus de productivité.

Ni la direction ni le maire de Toulouse ne reviennent pour l’instant sur leur décision de supprimer cette clause : une nouvelle journée est donc programmée le 11 mai, après les vacances scolaires, le temps pour les travailleurs mobilisés de convaincre leurs collègues qu’il faudra être encore plus forts.

Correspondant LO