Loi Sécurité globale, le gouvernement persiste

21 Avril 2021

La loi Sécurité globale a été définitivement adoptée le 15 avril, renforçant les pouvoirs de la police ainsi que ses possibilités de condamner ceux qui filmeraient les violences dont elle est responsable.

Jusqu’à 133 000 personnes avaient défilé cet hiver en France contre les violences policières et contre ce projet.

Le gouvernement s’était alors engagé à revoir l’article 24, qui interdisait la diffusion d’images des forces de police « dans l’intention de nuire à leur intégrité physique ou psychique ». Finalement, la rédaction a un peu changé, mais l’esprit est bien resté le même. L’article réécrit instaure aussi un nouveau délit : « la provocation à l’identification » d’un policier, sanctionnée de cinq ans de prison, une peine alourdie par rapport au texte initial.

L’usage préventif de drones de surveillance est légalisé, ainsi que la transmission en temps réel à la police des images de caméras installées dans les parties communes d’immeubles. Les policiers pourront porter leur arme en dehors du service sans que des établissements recevant du public puissent leur refuser l’entrée. Autant dire qu’ils se sentiront encore plus libres d’agir comme bon leur semble.

Macron et ses ministres ont été totalement incapables d’anticiper quoi que ce soit dans le domaine sanitaire. Par contre, on voit bien que, pour eux, renforcer l’arsenal répressif des policiers est une priorité.

Sacha Kami