23 avril : intermittents et précaires en lutte

21 Avril 2021

Depuis le 4 mars dernier le théâtre de l’Odéon est occupé. Suite à cette occupation, d’autres lieux de culture sont occupés : plus d’une centaine aujourd’hui en France, mais bien d’autres aussi en Belgique, en Italie et en Grèce.

Cette mobilisation ne porte pas avant tout sur la réouverture des lieux de spectacle, ce qui est la revendication des propriétaires de salles. Elle porte sur les conditions d’indemnisation des travailleurs et elle entraîne aussi des précaires de la restauration et des bars, des guides conférenciers et quelques chômeurs, oubliés du « quoi qu’il en coûte » cher à Macron.

La réforme de l’Assurance chômage, qui doit entrer en vigueur au 1er juillet prochain, prévoit d’économiser plus d’un milliard sur le dos des plus précaires. Certains perdront des centaines d’euros. Empêchés de travailler depuis plus d’un an, ils ont vu leurs droits à l’indemnisation chômage s’arrêter ou diminuer, faute de pouvoir recharger ces droits par des périodes travaillées.

Parmi ces précaires, il y a aussi des étudiants, qui ont perdu leur petit boulot, ont du mal à manger à leur faim et doivent se nourrir au Secours populaire ou aux Restos du cœur… Quant aux intermittentes enceintes, n’ayant pas pu travailler cette année, elles n’ont pas accès aux congés maternité.

Tous exigent le retrait de cette réforme, taillée sur mesure pour les pénaliser. Ils manifesteront le vendredi 23 avril. À Paris, le cortège partira à 14 heures de la place d’Italie, en direction de la place de la Bastille.

Correspondant LO