Chartres : leurs vœux… et les nôtres

15 Janvier 2020

À Chartres, en Eure-et-Loir, le mouvement contre la réforme des retraites, entamé comme partout le 5 décembre, ne retombe pas. Les cheminots grévistes sont le fer de lance du mouvement, mais ils sont souvent rejoints dans la grève ou dans les actions par des enseignants, des postiers, et par nombre d’autres salariés.

Les fins de manifestation sont régulièrement l’occasion de réunir une assemblée générale où les prises de parole sont libres et les échanges entre les participants au mouvement très appréciés. C’est de là qu’ont émergé plusieurs idées d’action comme la manifestation de la « retraite au flambeau » du samedi 28 décembre avec 200 participants.

L’habitude a été prise depuis de manifester tous les samedis, avec chansons, slogans contre la réforme des retraites et pour l’augmentation des salaires, pour les emplois, contre le gouvernement.

Cela devient tellement une bonne habitude – près de 200 manifestants à chaque fois depuis le 14 décembre – que l’intersyndicale s’est mise à relayer l’appel et samedi 11 janvier, il y avait plus de 700 manifestants dans la rue.

D’autres actions ont été organisées, avec confection et distributions de tracts devant des lycées, dans le centre-ville, à la porte d’entreprises privées et à l’entrée de supermarchés, de quoi maintenir la pression et populariser le mouvement.

Et quand ils ont appris que le député local de la République en marche présentait ses vœux autour d’une galette des rois, les manifestants n’ont pas manqué l’occasion de s’inviter en scandant « la galette, elle est à nous. » Visiblement, ils n’étaient pas les bienvenus, et encore moins quand à une trentaine, ils ont réussi à rentrer dans la salle.

Correspondant LO