Hôpital de la Croix-Rousse – Lyon : le “monde d’après” ressemble au monde d’avant

01 Juillet 2020

Depuis que l’épidémie de Covid-19 a commencé à refluer, la direction de l’hôpital de la Croix-Rousse a recommencé à faire des économies par tous les moyens aux dépens du personnel et des patients.

Un service Covid qui ferme, ou bien un service fermé pendant la crise sanitaire qui rouvre ses portes mais avec moins de lits qu’avant : tout est prétexte aux suppressions de postes. Quand le nombre de lits est diminué, la direction se sert de l’argument d’un prétendu sureffectif pour envoyer des soignants boucher les trous dans tout le reste de l’hôpital, sans avoir à embaucher.

Avec tous ces changements d’affectations, il est demandé au personnel d’être toujours plus flexible pour s’adapter à n’importe quel travail, sans jamais bénéficier de la moindre formation. Et bien souvent, ce n’est qu’au dernier moment, le jour même, qu’on apprend son retrait du planning ou sa mutation ailleurs. C’est d’autant plus choquant que lorsque cela l’arrange, la hiérarchie trouve toujours le moyen de communiquer… Comme le dit une travailleuse de l’hôpital, « lorsqu’ils ont besoin de nous et qu’ils veulent nous faire revenir sur un jour de repos, ils savent très bien trouver nos numéros de téléphone ».

Alors, si la réouverture complète des services s’annonçait déjà difficile avec trois mois de retard à rattraper sur les examens et les soins médicaux, les attaques de la direction rendent la tâche impossible au personnel… à tel point que plus du quart de l’hôpital était en grève le 16 juin, et que de nombreux travailleurs ont participé à la manifestation avec des banderoles pour revendiquer des embauches et une augmentation des salaires pour tous.

Correspondant LO