Travailleurs de l’État : racket sur les congés

22 Avril 2020

Comme dans le secteur privé avec la loi d’urgence sanitaire, l’État patron s’est empressé de s’en prendre à ses propres travailleurs.

Une ordonnance du 15 avril impose, pendant la durée du confinement, dix jours de RTT ou de congés aux fonctionnaires, ouvriers d’État ou contractuels (à l’exception des enseignants et des hospitaliers), qui ont été mis en autorisation d’absence de service (ASA) pour garde d’enfants, fermeture de services ou autres. Comme si les agents étaient responsables de leur mise en absence d’office !

Pour ceux en télétravail, la même ordonnance prévoit que les directions pourront imposer cinq jours de RTT ou congés, sous couvert d’un délai de prévenance d’un jour ! On peut parier qu’elles ne vont pas se gêner.

Dans le privé, pour imposer de telles mesures, les patrons doivent en passer par un accord avec les syndicats. Mais l’État, lui, ne s’embarrasse pas de cette formalité : la mesure s’impose unilatéralement.

Concernant la fonction publique territoriale, l’ordonnance indique que ces dispositions peuvent être appliquées au bon vouloir des autorités locales. Certaines ont reçu le message cinq sur cinq.

Manier le bâton est plus facile pour les ministres et hauts fonctionnaires responsables de l’incurie sanitaire que de fournir les équipements indispensables à la protection de la population contre le Covid-19.

Correspondant LO