Au siège de Villejuif

04 Janvier 2017

En plus des suppressions d’effectifs, un secteur de 30 personnes risque d’être externalisé. La méfiance est grande face aux paroles de la direction. Beaucoup étaient choqués par la manière de faire : « On vient tout juste de signer notre feuille de notation individuelle : comme si de rien n’était, on nous a demandé nos perspectives générales de carrière, etc., mais sans rien nous dire de ce qui nous attendait ! »

Le patron du secteur, venu « informer » avant le repas de Noël, s’est voulu rassurant en déclarant que ce ne sera pas avant 2018, qu’il y aura des mesures d’accompagnement et que, s’il doit y avoir modification du contrat de travail, ce sera avec l’accord du salarié.

Dans un brouhaha presque constant, il a parlé aussi d’externaliser ou de mutualiser le travail du service sur plusieurs banques (LCL, CASA, CACIB) après avoir expliqué que ce que nous faisions n’était pas le cœur du métier ; Mais « pourquoi serait-ce davantage le cœur du métier de la plateforme de groupe qui ferait… la même chose ? », remarquait, sceptique, une employée.

Les salariés, méfiants, s’interrogeaient à haute voix et exprimaient l’inquiétude des autres : « Y aura-t-il alors des places prioritaires pour nous ? Où serait située cette unité ? Si c’est à Montrouge ou à Saint-Quentin, pour le temps de transport, ce n’est pas pareil ! » Ou, s’adressant au directeur, avec ironie : « Si vous ne savez rien et que votre poste est supprimé, faudra-t-il vous défendre ? ». Le chef a dû comprendre qu’il n’arriverait pas à noyer le poisson.

Correspondant LO