Borne 2 : même motif, même punition

12 Juillet 2022

La Première ministre Élisabeth Borne, dans son discours d’investiture du 6 juillet, a introduit devant l’Assemblée nationale les grands axes des projets de lois du nouveau gouvernement.

Faute de majorité absolue à l’Assemblée, le parti gouvernemental doit désormais rallier les partis d’opposition pour chaque vote.

Exercice imposé, le discours de Borne a forcément traité le pouvoir d’achat, qu’elle prétend être la loi phare du nouveau quinquennat.

Les mesures proposées sont dérisoires face à l’augmentation générale des prix. Il s’agit d’aides au carburant sous condition de ressources pour aller travailler ; d’augmentations, inférieures à l’inflation, des pensions de base, des allocations et des salaires des fonctionnaires.

Si ces mesures peuvent obtenir l’accord des partis d’opposition, c’est qu’elles ne vont pas bien loin, mais aussi qu’elles ont pour principe de ne pas toucher aux profits patronaux. Elles en font reposer le financement sur les caisses de l’État et donc sur l’argent des travailleurs.

Pour preuve, la Première ministre reprend dans son cadeau d’arrivée la suppression des impôts patronaux de production, coût 8 milliards. Et cela, c’est pour tout de suite, c’est chiffré, c’est acquis !

Les travailleurs, pour défendre leur pouvoir d’achat, ici et maintenant, ne peuvent compter que sur eux-mêmes, sur leur force et leurs luttes, pour viser là où il faut : sur les profits du grand patronat.

Cécile Seyrig