Jean-Pierre Mercier à Bordeaux : “il faut renverser les patrons”

09 Novembre 2021

La fête de Lutte ouvrière à Bordeaux samedi 6 novembre a rassemblé près de 230 personnes, dont 130 ont participé au débat avec Jean-Pierre Mercier.

Il a d’abord été question des salaires. Avec son chèque de 100 euros pour ceux qui touchent moins de 2 000 euros par mois, Castex a lui-même donné le montant minimum du salaire qu’il faut pour vivre. « Ces 100 euros, pas même 10 euros par mois, les travailleurs se les financent eux-mêmes, par les impôts, et ils ne coûteront rien à un trust comme Total ! » Alors qu’une grève a lieu dans l’usine de découpe de volaille LDC en Gironde, pour 100 euros d’augmentation, un travailleur a noté qu’en vingt ans le taux horaire a augmenté en tout et pour tout de 50 centimes !

Mais comment changer la société ? Un travailleur, ancien gilet jaune, attaquait l’inactivité et la complicité des syndicats avec le système. Une auxiliaire de vie regrettait la division des partis de gauche dans ces élections, tout en souhaitant une révolution. Pour une autre, « il faudrait que l’État représente les travailleurs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ». Comme l’a rappelé Jean-Pierre, le programme mis en avant par Nathalie Arthaud met en avant la nécessité des luttes pour les augmentations de salaires et pour les emplois. En même temps, il faut combattre les illusions sur les élections. « On ne doit pas dire qu’il faut renverser Macron, mais qu’il faut renverser les patrons », a-t-il fait remarquer. « La gauche est en réalité ennemie des travailleurs et responsable de la situation dans laquelle ils se trouvent aujourd’hui. »

Un militant du NPA regrettait l’existence de trois candidatures d’extrême gauche. Mais au fond, pourquoi s’en désoler, a répondu Jean-Pierre : face à la multiplicité des candidatures d’extrême droite et pro-patronales, tant mieux s’il y a plus de temps de parole pour leur répondre, chacun avec ses spécificités et ses différences.