Uber : chauffeurs en grève

27 Novembre 2019

Dans plusieurs villes de France, depuis le 18 novembre, une partie des chauffeurs Uber sont en grève. Lundi 25 novembre, ils étaient par exemple 200 à bloquer des locaux de la firme américaine à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.

Une fois tous leurs frais déduits, ces chauffeurs ont en général du mal à gagner le smic, malgré des horaires à rallonge. Certains peuvent ne gagner que 1 000 euros par mois, pour des journées qui peuvent atteindre 15 heures de travail. Ils protestent contre ces rémunérations « indignes » et contre la dégradation de leurs conditions de travail. Uber a ainsi récemment changé la procédure, en « déconnectant » (en privant de travail) un chauffeur qui a refusé une course.

« Devenez votre propre patron », « gérez votre emploi du temps » : Uber se présente ainsi à ses « chauffeurs-partenaires ». En réalité, cette multinationale capitaliste est fondée sur l’exploitation féroce du travail des chauffeurs-prolétaires. Ceux-ci ne défendent pas des intérêts de « patron », mais leurs intérêts de travailleurs.

Michel BONDELET