Lyon : manipulateurs radio mobilisés

27 Novembre 2019

Après la manifestation du 14 novembre, ce sont les manipulateurs radio qui, dans de nombreux hôpitaux, font entendre leurs revendications. Ainsi à Lyon, jeudi 21 novembre, 110 manipulateurs radio des différents hôpitaux de la ville se sont mobilisés contre la dégradation des conditions de travail et le salaire en berne.

Vingt postes n’étant pas pourvus, l’hôpital rappelle les manipulateurs radio sur leurs repos, modifie leurs horaires et fait appel aux retraités. Ils exigent, entre autres, des augmentations de salaire, l’embauche des contractuels au bout de trois mois, le paiement de leurs heures supplémentaires et la validation de leurs congés afin de ne pas être rappelés sans cesse au dernier moment.

La journée des grévistes a commencé par des distributions de tracts à l’entrée des sites. Ils se sont ensuite rassemblés devant l’hôpital Édouard-Herriot (HEH), qui fait partie des Hospices civils de Lyon (HCL), pour partir vers la direction du personnel médicotechnique dont ils dépendent, en cortège dynamique. Ils ont décidé de rester là, en scandant « Manipulateurs radio en colère » tant que la direction ne venait pas discuter. Leur détermination a fini par faire descendre la directrice qui, pour l’occasion, avait abandonné son ton hautain et arrogant habituel et accepté d’entendre leurs revendications.

Concernant une prime accordée aux urgentistes, que les grévistes réclamaient aussi, la direction s’est défaussée sur celle du personnel et de l’action sociale (DPAS). Le cortège est donc reparti déterminé vers cette dernière, bien décidé à lui demander des comptes. Là aussi, la direction a fini par descendre négocier et s’est retrouvée encerclée par les manifestants. Elle s’est contentée de renvoyer, penaude, la balle au ministère.

De retour à HEH, c’est en manifestant aux cris de « 300 euros pour tous ! » dans le restaurant du personnel que les manipulateurs radio ont clôturé leur journée de mobilisation.

Un bon début, dont le rayonnement pourrait donner envie à d’autres de les rejoindre, tant la situation dans la plupart des services des hôpitaux est similaire.

Correspondant LO