Lubrizol – Rouen : Macron peine à rassurer

06 Novembre 2019

Après avoir envoyé sur place cinq ministres essuyer, sinon les plâtres, du moins les suies, Macron a fait un crochet par Rouen le 29 octobre. C’était un mois après la catastrophe de Lubrizol, une fois les dioxines et l’amiante retombées.

Sur la route de son traditionnel week-end de la Toussaint à la très chic ferme Saint-Siméon de Honfleur, le détour n’était pas très grand.

Une rencontre a été rapidement organisée à la mairie avec le préfet et un maire PS bien docile, en compagnie de quelques supports locaux. Plusieurs parlementaires, même de la majorité, n’ont pas été prévenus, ou trop tard. Ils seront sans doute fort mécontents de ne pouvoir être sur la photo. Seule la mobilisation des forces de l’ordre, largement disproportionnée pour contenir la centaine de manifestants du Collectif unitaire pour la transparence, n’était pas improvisée.

Après avoir joué au chat et la souris dans le centre-ville, une quarantaine de manifestants sont parvenus jusqu’à l’hôtel de ville et ont pu conspuer Macron, non seulement au sujet de Lubrizol, mais aussi pour l’ensemble de sa politique.

C’est sous les huées de ces manifestants maintenus à distance que Macron a pu prendre son petit bain de foule dans une rue piétonne, en liant conversation avec les consommateurs nombreux en terrasse. Les bonnes paroles qu’il distribuait, et qui consistaient à défendre la politique calamiteuse du préfet et de l’État, n’ont pas convaincu grand monde.

Correspondant LO