Hôpitaux de Lyon : aux Urgences, la lutte paye

11 Avril 2018

En grève depuis le 2 février pour les uns, début mars pour les autres, une partie des grévistes des Urgences des hôpitaux de Lyon ont décidé d’arrêter la grève.

C’est le cas de ceux de l’hôpital privé à but non lucratif de Saint-Luc/Saint-Joseph. Ils ont obtenu l’engagement de la direction d’embaucher un nouveau médecin et la mise en place d’une consultation avec un médecin de ville à côté des Urgences, pour réduire l’attente et faciliter la prise en charge. Face aux nombreuses situations de violence, un agent de sécurité va être recruté.

À l’hôpital Édouard-Herriot (Hospices civils de Lyon), sept des neuf postes de brancardier demandés ont été obtenus. Même si certains de ces postes viennent par redéploiement de l’effectif de l’hôpital, un certain nombre de soignants d’un des deux services d’urgences ont jugé que l’on n’obtiendrait pas plus et ont voté la reprise. Par contre, l’autre service d’urgences, spécialisé dans la traumatologie, a décidé majoritairement de poursuivre le mouvement, jugeant que toutes les revendications n’avaient pas été satisfaites. Il manque encore des agents d’entretien, des administratifs et des aides-soignants. De même ils réclament des revalorisations de salaire, comme une véritable prime de nuit et la reconnaissance de la pénibilité de leur travail.

Ces derniers travailleurs viennent d’être rejoints par les Urgences de l’hôpital psychiatrique du Vinatier, qui rencontrent les mêmes problèmes. Depuis des années, il y a souvent plus de 20 patients pour seulement 11 lits. Des patients, mineurs ou pas, dorment dans les couloirs ou des salons sans toilettes. Cet accueil indigne est source de tensions, qui parfois dégénèrent. Et cela risque de ne pas s’améliorer vu que la direction du Vinatier a annoncé 2 millions d’euros d’économies.

De nouvelles actions sont prévues en commun, avec un point fort lors de la grève interprofessionnelle du 19 avril.

Correspondant LO