Banques : les découverts rapportent

16 Décembre 2015

Précarité, chômage et bas salaires, le niveau de vie n’en finit pas de chuter, et boucler les fins de mois devient mission impossible pour un nombre toujours plus grand de travailleurs. C’est ce que montre l’explosion, ces dernières années, des découverts bancaires. Le quart de la population y a maintenant recours de façon régulière et le total de ces découverts s’approche de 8 milliards d’euros.

Remplaçant en partie les crédits dits revolving, cette forme d’endettement coûte cher aux usagers en agios et rapporte beaucoup aux banques. Et lorsque le découvert autorisé est dépassé, c’est à un véritable racket que se livrent les banquiers, en facturant des agios bien plus élevés : 20 % à la Bred, à la Caisse d’épargne ou au Crédit mutuel d’Île-de-France par exemple. Sans compter d’autres mesquineries qui leur rapportent, comme le fait de facturer 12 euros la lettre informant le client que son découvert autorisé a été dépassé.

De cette manière, les banques peuvent s’engraisser sur le dos de ceux qui ne parviennent pas à boucler les fins de mois.

Antoine FERRER