Tunisie : liberté pour tous les inculpés et condamnés de Gafsa !

03 Décembre 2008

Dans le bassin minier des phosphates de Gafsa, autour de Redeyef, dans le sud-ouest tunisien, la révolte des habitants pour le droit au travail, contre la misère et la dictature exercée par les patrons comme par les représentants du régime, dure depuis début janvier 2008. Malgré la répression brutale qui dure elle aussi depuis des mois - elle a déjà fait un mort et de nombreux blessés - le mouvement de protestation continue. Les autorités, au cours de procès fabriqués sur mesure, condamnent et emprisonnent, parfois pour des mois ou des années, habitants, manifestants et militants syndicaux.

Les 5 et 6 novembre derniers, 23 personnes ont déjà été condamnées. Un nouveau procès, concernant 38 accusés, devait débuter le 4 décembre. Des militants tunisiens vivant en France, en particulier dans la région nantaise où se trouvent rassemblés, depuis les années 1970, plusieurs centaines de personnes originaires de Gafsa, sont également poursuivis pour leur soutien aux habitants de Redeyef, privés des libertés élémentaires et victimes de la répression, voire de la torture. Certains d'entre eux, en visite familiale en Tunisie, ont été eux aussi inquiétés par la police locale. Parallèlement à la tenue des procès qui se succèdent depuis des semaines, des arrestations continuent d'avoir lieu.

Le 3 décembre à Paris, devrait se tenir un rassemblement de solidarité avec les militants poursuivis et les victimes de la répression organisée par le dictateur Ben Ali, ami de Sarkozy. Lutte Ouvrière affirme sa solidarité avec tous les condamnés et les détenus en attente de procès, qui doivent être libérés immédiatement.

V. L.