Faurecia Sieto - Somain (62) : les ouvriers ont gagné leur dignité !

03 Décembre 2008

Après sept jours de grève, les 245 ouvrières et ouvriers de Faurecia Sieto ont gagné, en attendant l'annulation des quatorze licenciements pour faits de grève, 75 euros en bons d'achat, 300 euros de prime et l'étalement sur six mois de la retenue des jours de grève.

Avec des conditions de travail très dures et des salaires au minimum, c'est le comportement des chefs qui a déclenché la grève. La production de l'usine Toyota a été immédiatement bloquée, en plein démarrage d'un nouveau modèle. Sieto fournit les sièges, et n'est en réalité qu'un atelier de Toyota séparé de 25 kilomètres.

À Sieto, l'ambiance était à l'image du directeur qui s'est permis en toute illégalité de distribuer directement quatorze lettres de licenciement aux grévistes, et a poursuivi en faisant venir des intérimaires pour les remplacer ! Un directeur de droit divin en somme, pour qui la loi ne compte pas quand elle lui est défavorable. Mais la quasi-unanimité et la détermination des travailleurs à se faire respecter ont été les plus forts.

Claude THIÉRAM