Pauvreté : les ravages du capitalisme en crise07/10/20202020Journal/medias/journalnumero/images/2020/10/2723.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Pauvreté : les ravages du capitalisme en crise

Dans son rapport annuel publié mercredi 30 septembre, le Secours populaire dénonce les conséquences de la crise sanitaire et l’aggravation de la pauvreté.

Les demandes d’aide auprès de l’association ont explosé depuis le début de l’épidémie de Covid. Durant le confinement, le Secours populaire a aidé 1 270 000 personnes, plus du double qu’habituellement, et beaucoup n’avaient plus de quoi se nourrir, payer le loyer ou l’électricité. Près d’un demandeur sur deux ne s’était jamais adressé à l’association auparavant. « Nous n’avons jamais vécu une situation pareille depuis la Deuxième Guerre mondiale », a dénoncé l’une des dirigeantes de l’association. Un million de personnes auraient ainsi basculé dans la pauvreté. Début septembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a reconnu lui-même que le nombre des bénéficiaires d’une aide alimentaire était passé de 5,5 millions en 2019 à 8 millions.

Dix représentants d’associations, dont la fondation Abbé-Pierre et Médecins du monde, ont été reçus le 2 octobre par le Premier ministre, qui les a écoutés et leur a proposé un nouveau rendez-vous quinze jours plus tard !

L’aggravation de la misère et l’absence totale de perspectives ne sont pas dues à un coup du sort. Elles découlent de la crise et de la politique mise en œuvre par le grand patronat et le gouvernement à son service pour la faire payer aux travailleurs et à l’ensemble des classes populaires. Pour faire reculer la pauvreté, il faudra mettre fin au chômage, et pour cela contraindre le grand patronat à prendre sur ses profits pour maintenir les emplois partout où ils sont menacés, pour créer les millions d’emplois qui manquent pour satisfaire les besoins les plus essentiels, dans les hôpitaux et dans tous les services publics.

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