Grandes fortunes : à elles de payer la crise !

21 Juillet 2021

Dans le palmarès des grandes fortunes de France publié par le magazine Challenges, on retrouve Bernard Arnault (LVMH) dont la fortune est passée de 100 milliards d’euros en 2020 à 157 milliards en 2021. S’y trouvent aussi en bonne place Patrick Drahi, propriétaire de SFR, qui supprime 2000 emplois cette année, la famille Mulliez, à la tête d’une fortune de plus de 24 milliards d’euros, qui a multiplié les licenciements à Auchan, Alinea ou Leroy Merlin, ou encore Pinault, qui a fait passer l’effectif de La Redoute de 7 000 salariés à 1 400 en quelques années.

Cet enrichissement ne tombe pas du ciel. Il vient de l’exploitation toujours plus féroce des travailleurs en France et dans le monde : licenciements pour les uns et aggravation des conditions de travail pour les autres, attaques sur les salaires. Les milliards ainsi tirés du travail de l’ensemble de la classe ouvrière sont pour une part dépensés en caprices de riches prêts à dépenser des centaines de milliers de dollars pour quelques minutes dans l’espace en apesanteur. Mais surtout, ils sont investis dans la spéculation à un point tel que l’économie se trouve en permanence au bord du krach.

Voilà comment le patrimoine de ces 500 premières fortunes a bondi de 30 % en un an et frôle les 1 000 milliards d'euros. Il faudra imposer que ces milliards servent à l’emploi et aux salaires.

A.R.