Se faire vacciner, pas facile

14 Avril 2021

À la Pitié-Salpêtrière, un peu plus de la moitié du personnel a reçu une première dose de vaccin, comme dans les autres hôpitaux parisiens, avant que l’arrêt de l’Astra­Zeneca ralentisse la vaccination. Du coup, les plus jeunes ne sont presque pas vaccinés car il n’y a pas assez de doses de Pfizer pour compenser. De plus, la multiplication des clusters dans les services retarde de six mois la vaccination de ceux qui ont été contaminés à cette occasion.

Le manque de vaccins est un problème comme l’est la disponibilité pour se faire vacciner. Il faut prendre le temps de se poser pour se connecter à la plate-forme de rendez-vous, ce qui n’est pas facile dans les journées surchargées. Il faut calculer la date et l’heure possibles en fonction de son propre planning et souvent accepter un rendez-vous en dehors de ses horaires de travail car quitter son poste est impossible. Ce qui a bien fonctionné, ce sont les équipes mobiles de vaccination pour les équipes de nuit et quelques rares fois pour ceux de journée. Mais cela demande des moyens humains que les directions n’ont absolument pas mis en place. Il leur a été plus facile d’accuser le personnel soignant d’être réticent à la vaccination.