Mort de Rémi Fraisse : contre l’impunité policière

17 Février 2021

Mardi 16 février, la Cour de cassation examinait le pourvoi en cassation de la famille de Rémi Fraisse.

Ce militant écologiste de 21 ans est décédé le 25 octobre 2014 alors qu’il manifestait contre le projet de barrage de Sivens dans le Tarn, tué par la grenade d’un gendarme. Ni le gendarme ni ses supérieurs n’ont été jugés : en 2018, à la suite des réquisitions du parquet, les juges d’instruction ont prononcé un non-lieu en leur faveur, une décision confirmée en appel en janvier 2020. Toute la chaîne de commandement, y compris le préfet, qui avait demandé aux gendarmes de « faire preuve d’une extrême fermeté », et le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, a ainsi été dégagée de toute responsabilité. Alors que des dizaines d’opposants au barrage ont été condamnés, la quasi-totalité de leurs plaintes ont été classées sans suite.

Autrement dit, la mort de Rémi Fraisse est, pour la justice, un malheureux accident. Comme à peu près toutes les victimes de violences policières…

M.B.