Mairie de Reims : contre le vol des congés, agents en grève

17 Février 2021

À Reims, les travailleuses et travailleurs de la ville et de l’agglomération ne sont pas prêts à laisser passer la dernière attaque de la municipalité, qui veut augmenter leur temps de travail et leur supprimer entre sept et douze jours de congé.

Après une première journée de grève fin janvier qui avait déjà réuni deux cents travailleurs, plus de cent cinquante agents se sont à nouveau retrouvés mardi 9 février devant l’hôtel de ville pour montrer leur détermination.

Au même moment, dans les bureaux, la direction, qui avait expliqué pendant des semaines que cette suppression des congés était imposée à tous par la loi et qu’il n’y avait pas moyen d’y déroger, envisageait finalement des moyens de faire passer la pilule. Il s’agissait de lâcher quelques jours, mais seulement pour certaines catégories d’agents aux conditions de travail ou horaires particuliers, comme le travail de nuit ou en horaires décalés. Sur le parvis, les grévistes n’étaient pas dupes de la grossière manœuvre de la direction pour essayer de les diviser, en cédant des miettes à quelques-uns. Ils votaient donc pour une seule exigence : conserver TOUS les jours de congés pour TOUS les travailleurs.

Les grévistes ne comptent pas en rester à ce premier recul de la direction. Ils ont cherché à étendre leur mouvement en faisant tourner une pétition. Une trentaine d’entre eux ont été volontaires pour aller la porter dans les nombreux services de la mairie et pour chercher à convaincre et entraîner leurs collègues.

L’assemblée générale a aussi voté le jour de grève suivant, qui permettra de revenir plus nombreux pour déposer la pétition et faire reculer la municipalité.

Le rassemblement s’est joyeusement terminé par une manifestation devant les bâtiments municipaux les plus proches autour du refrain : « On est là, on est là, pour garder tous nos congés, nous on est là. On n’veut pas des RTT, travailler plus c’est pas l’idée, avec le chômage qu’il y a faut embaucher. »

En dénonçant la politique criminelle qui aboutirait à les faire travailler plus alors que les chiffres du chômage explosent, ces grévistes rappellent que leur combat se place sur le terrain de la défense des intérêts communs de tous les travailleurs.

Correspondant LO