Pauvreté : à qui profite le crime ?

18 Novembre 2020

Dans son rapport annuel sur l’état de la pauvreté en France, le Secours catholique annonce que 12 millions de personnes ont eu recours à l’aide alimentaire cette année.

Pour la presse et les commentateurs, l’explication de cette explosion de la pauvreté est simple : elle est due à la crise sanitaire. En réalité, la cause en est la crise du système capitaliste.

Si l’épidémie de Covid-19 a incontestablement accéléré la hausse de la pauvreté, elle ne l’a pas créée. Au lendemain de la crise de 2008, 2,6 millions de travailleurs étaient déjà contraints de recourir à l’aide alimentaire. Ils étaient 5,5 millions en 2017. Le nombre de familles qui n’ont plus aucune ressource augmente. Le nombre de sans-abri a été multiplié par deux depuis 2012, pour atteindre 300 000 personnes.

Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une fatalité sociale. La pauvreté est directement liée à la guerre que les capitalistes mènent à l’ensemble de la classe ouvrière. Dans ce monde de requins, les plus gros étouffent les plus petits. Pour survivre face à la concurrence exacerbée par la crise économique, ils aggravent l’exploitation en multipliant les attaques. Tous les moyens sont bons pour maintenir les profits : les suppressions d’emplois, la précarité, les baisses de salaire. L’État n’est pas en reste, lui qui aide le patronat à enfoncer les couches populaires dans la pauvreté avec les attaques contre l’Assurance chômage, les baisses des APL, etc.

Les rapports faisant état d’une hausse de la pauvreté risquent de se succéder inexorablement, sans que rien ne change, du moins tant que les capitalistes pourront organiser la société à leur profit

D. M.