General Electric Belfort : nouveaux licenciements prévus

16 Septembre 2020

Mercredi 9 septembre, General Electric a dévoilé un nouveau plan de licenciements au niveau européen. Les annonces faites ce jour-là concernent 1 225 suppressions d’emplois en Europe, dont 618 en France, avec notamment la fermeture du site de Villeurbanne, dans le Rhône.

La branche Hydro, qui concerne les turbo-alternateurs pour barrages hydrauliques, avait déjà subi un plan de licenciements en 2018. Elle n’est pas épargnée, avec 146 suppressions d’emplois, dont 135 en France. À Belfort, avec la fermeture pure et simple du site Hydro, il y en aura 89. Une trentaine de travailleurs pourraient faire l’objet d’un reclassement sur le site de Grenoble.

C’est le troisième plan en moins d’un an pour GE à Belfort. Aux 485 licenciements à Turbines Gaz, qui ont provoqué une grève en 2019 en début d’année, se sont ajoutés 185 postes supprimés au centre de services partagés finance. Enfin, 200 emplois ont été supprimés chez GE Power System (nucléaire et charbon).

General Electric montre une nouvelle fois que ses prétendus engagements, pris l’année dernière pour faire arrêter la grève, n’étaient que du pipeau. Ce groupe est d’ailleurs coutumier du fait, le mensonge est même devenu chez lui une seconde nature. Il touche de l’argent public, accepte toutes les aides, mais ne se sent aucunement engagé par des promesses.

General Electric devait paraît-il créer 1 000 emplois, et au bout du compte il va en supprimer 1 000 rien qu’à Belfort. Les pleurs et les jérémiades de tous ceux, politiciens ou ministres, qui ont fait semblant de croire à ses promesses n’y changeront rien.

Correspondant LO