L’urgence pour le climat ? remettre en cause le pouvoir de la bourgeoisie !

18 Septembre 2019

Des centaines d’organisations, grandes et petites, se sont ralliées à la semaine mondiale pour l’urgence climatique. Des manifestations sont prévues les 20 et 21 septembre avec l’objectif de faire pression sur les chefs d’État réunis à l’ONU le 23 septembre pour un énième sommet « exceptionnel » sur le climat.

On peut trouver positif que toute une partie de la jeunesse scolarisée des pays les plus riches se sente concernée par l’avenir de la planète, remette en cause en ce domaine la politique des gouvernements et demande des actes concrets. En revanche, on ne peut rien attendre de la part de gouvernements qui pérorent depuis vingt ans sans rien faire. Ils avaient promis de limiter la consommation d’énergie fossile, elle augmente, comme la déforestation, la consommation de plastique, etc. On ne peut rien attendre non plus de tout ce milieu quasi officiel pour lequel l’écologie est devenue une mode, une morale et, pour certains, un gagne-pain. Quelques-uns ont même le front de prêcher l’abstinence aux exploités devant des parterres d’exploiteurs. On ne peut rien attendre non plus des confédérations syndicales, CGT, FSU et SUD, qui, suivant l’air du temps, se sont ralliées à l’appel à manifester. D’autant qu’à la liste des banalités mielleuses demandant aux puissants de changer d’attitude, elles ajoutent leur revendication d’ « une véritable politique publique de relocalisation ». Ces syndicats, sous de verts dehors, participent à dresser les travailleurs des pays riches contre leurs frères des pays pauvres.

S’il y a un espoir de changer le monde, il réside pourtant dans l’alliance des travailleurs de tous les pays. Les jeunes manifestants ont au moins cette conscience que le problème se situe à l’échelle de la planète et ne peut être résolu que collectivement. On peut donc espérer, et surtout militer, pour qu’ils comprennent pourquoi capitalisme et écologie sont incompatibles et en tirent les conséquences nécessaires. À savoir qu’il faut détruire le capitalisme et que seule la classe ouvrière internationale en est capable. En effet, seule classe privée de toute propriété elle n’a aucun intérêt à la poursuite de l’exploitation, celle des hommes comme celle de la nature.

Paul SOREL