FO : Jean-Claude Mailly désavoué04/10/20172017Journal/medias/journalarticle/images/2017/10/p6_FO_dans_Manif_21_C_LO_resultat.jpg.420x236_q85_box-0%2C42%2C800%2C491_crop_detail.jpg

Leur société

FO : Jean-Claude Mailly désavoué

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a été mis en minorité lors du comité confédéral national (CCN) le 29 septembre. La quasi-totalité des 143 secrétaires d’unions départementales et de fédérations ont en effet voté une résolution exigeant une mobilisation contre les ordonnances Macron.

Illustration - Jean-Claude Mailly désavoué

Mailly, qui avait suivi la CGT lors des manifestations contre la loi El Khomri, s’était après l’élection de Macron aligné sur les positions de la CFDT. Comme l’ensemble des dirigeants des confédérations, il a participé à la farce des rencontres avec le gouvernement durant l’été. Mais, alors que même Berger pour la CFDT disait sa déception devant le résultat, Mailly s’est glorifié d’« avoir évité le pire » et s’est opposé à toute manifestation contre les ordonnances.

Dès le 12 septembre, l’union régionale d’Ile-de-France et de nombreux militants d’entreprise sont passés outre et ont défilé dans la rue avec la CGT, suivis d’ailleurs aussi par des militants de la CFDT. Un délégué FO d’une entreprise de transport déclarait le 12 : « On ne peut pas laisser passer des choses comme ça. Les ordonnances, c’est la phase B de la loi El Khomri. C’est une attaque supplémentaire au Code du travail. Aujourd’hui, la base est contre. » Depuis, la contestation a enflé et Mailly lui-même l’a dit sur RTL à l’issue du CCN : « Le ton est monté plus haut que je ne le pensais. Les militants de FO considèrent qu’il faut un peu monter le ton. (...) C’est ce que je ferai dans les semaines à venir. »

Ce n’est certainement pas Mailly, ni aucun autre dirigeant syndical, qui, en haussant « un peu le ton », fera craindre quoi que ce soit au gouvernement qui déclare la guerre aux travailleurs ! Mailly comme Berger ont fait la démonstration qu’ils ne voulaient pas affronter le patronat et le gouvernement. Mais les militants qui ne l’entendent pas ainsi peuvent jouer un rôle important pour préparer une véritable lutte de tous les travailleurs contre la politique du gouvernement et du patronat.

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