Saint-Quentin : coup de colère à l’hôpital

27 Septembre 2017

Près de 300 salariés de l’hôpital de Saint-Quentin, dans l’Aisne, ont débrayé une heure mardi 19 septembre pour exprimer leur colère contre le Plan de retour à l’équilibre que la direction prétend nécessaire pour faire face au déficit de l’hôpital.

Ce plan prévoit des fermetures de lits, des économies sur le consommable servi aux malades (l’eau, le pain, etc .), ainsi que sur le personnel soignant, administratif et technique. Des lits et des salles de blocs opératoires ont déjà été fermés, ce qui est d’autant plus choquant que ces salles sont récentes. La direction demande par ailleurs plus de polyvalence aux salariés, de façon à rendre les remplacements plus faciles pour combler un sous-effectif chronique qui contraint les agents à faire des heures supplémentaires non payées, et récupérées seulement si le service le permet.

Pour la direction, un des moyens pour contrer le manque de personnel consiste à récupérer les jours de RTT. Elle a déjà réduit leur nombre dans divers services il y a quelques années. Le plan actuel prévoit que seuls ceux travaillant en journée du lundi au vendredi seront concernés, mais chacun se doute que la direction souhaitera l’étendre aux autres.

La charge de travail augmente, frisant parfois l’impossible avec des temps d’intervention trop courts, que ce soit pour le nettoyage d’une chambre, l’installation d’un patient ou les soins à effectuer. De ce fait, les travailleurs considèrent que ces RTT leur sont indispensables pour tenir. Et cela risque d’être une course sans fin. Le déficit ne sera pas comblé et de nouveaux efforts seront demandés au personnel, au détriment des patients. En débrayant, les salariés ont montré qu’ils étaient nombreux à refuser de faire les frais des économies demandées à l’hôpital.

Correspondant LO