Budget de la Sécurité sociale : encore des milliards d’économie27/09/20172017Journal/medias/journalnumero/images/2017/09/2565.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Budget de la Sécurité sociale : encore des milliards d’économie

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) doit être présenté le jeudi 28 septembre mais on en connaissait les grandes orientations avant, avec la publication d’un document préparatoire, Charges et produits.

On y apprend que pour 2018, 1,94 milliard d’économies sont attendues, soit 300 millions de plus que pour 2017. 750 millions d’euros d’économies doivent être faites sur les médicaments et les génériques. Avec le développement de la médecine ambulatoire permettant de réduire les durées d’hospitalisation, la Sécurité sociale entend économiser 470 millions. L’objectif annoncé est de réduire le nombre de lits d’hospitalisation, jugé trop élevé en France avec 6,2 lits pour 1 000 habitants contre seulement 2,9 aux USA. Les hôpitaux sont aussi appelés à diminuer de 160 millions d’euros leurs dépenses pour les ambulances, en ayant recours à des taxis par exemple.

D’autres mesures de contrôle des patients comme des professionnels de santé ont pour objectif de récupérer 210 millions d’euros. En ce qui concerne les opérations de prothèses de hanche qui font assez souvent l’objet de ré-hospitalisation pour cause de complications, un nouveau forfait ne prendrait plus en charge ces ré-hospitalisations.

Dans le même temps le forfait hospitalier (une création de la gauche au pouvoir en 1983) va passer au 1er janvier de 18 à 20 euros, ce qui devrait rapporter 100 millions d’euros. Hypocritement cette hausse est « justifiée » par le fait que le forfait hospitalier n’a pas augmenté depuis 2010 et que ce serait juste un rattrapage de l’inflation.

La ministre socialiste de la Santé Marisol Touraine avait annoncé que le budget de la Sécurité sociale allait être à l’équilibre en 2017. Ce qui n’empêche pas la nouvelle ministre Agnès Buzyn, comme tous ses prédécesseurs, de prendre des mesures d’austérité qui ont pour résultat de diminuer l’accès aux soins des plus pauvres dont la santé ne peut que se détériorer. Pour assurer l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale, il faudrait exiger le règlement par les patrons des cotisations sociales qu’ils doivent et surtout en finir avec le chômage. Mais de cela il n’en est pas plus question avec Macron qu’il n’en était question avec Hollande.

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