Les travailleurs, seule force sociale pouvant faire progresser la société

19 Janvier 2022

Lors des derniers meetings de Nathalie Arthaud, à Troyes, Poitiers, et à Limoges le 15 janvier, des débats animés ont porté sur de nombreux aspects révoltants de la société actuelle.

« Comment lutter contre les féminicides et les violences conjugales ? » « Que proposes-tu contre la précarité étudiante ? » « Comment envisages-tu l’école de demain ? » « Quel est ton programme pour que les classes populaires aient accès à la culture ? » Sur chacun de ces problèmes, Nathalie a défendu un point de vue communiste. Car aucun d’entre eux ne peut trouver de solution dans une société organisée en fonction de la recherche du profit.

Il y a de quoi être révolté par le fait que les gouvernements ne consacrent pas les moyens nécessaires à la protection des femmes victimes de violence, les associations qui se battent pour les obtenir mènent un combat légitime. Mais pour que les femmes puissent choisir leur vie et se défendre, elles doivent avoir leur indépendance économique ; ce combat passe donc aussi par celui pour les salaires et les conditions de travail. Mais, au-delà même de la question des moyens économiques, « la société bourgeoise, parce qu’elle est fondée sur l’exploitation et les rapports de force, perpétue les préjugés et les comportements individualistes et violents ». C’est tout cela qu’il faut faire voler en éclat si l’on veut mettre fin à l’oppression des femmes. « Il ne s’agit pas seulement de prendre les mesures d’urgence nécessaires pour aider les femmes, mais de mener un combat pour la transformation de la société. » Dans ce combat, les femmes seront en première ligne, comme elles l’ont été dans les luttes du passé.

Cette société n’offre pas non plus de perspective aux jeunes des classes populaires, qui doivent galérer s’ils veulent faire des études, alors que la société déborde de richesse. « Tant qu’il y aura des classes sociales, c’est la classe bourgeoise qui profitera du meilleur » de l’école, de la culture, comme de tout ce que la société produit.

Beaucoup ont dit leur inquiétude face aux problèmes environnementaux, certains se demandant même s’il ne faudrait pas produire moins pour préserver la planète. Mais, dans ce domaine non plus, on ne trouvera pas de solution sans contester l’organisation sociale dans son ensemble : tant que la classe capitaliste reste à la tête de la société, « on ne peut pas produire consciemment, on ne peut pas planifier la production en fonction des besoins de l’humanité et de l’équilibre de la planète ».

Sur tous ces sujets, Nathalie a rappelé que son programme « n’est pas un catalogue de promesses », contrairement aux candidats qui aspirent à gérer cette société, et jettent à la poubelle toute mesure qui risque de coûter quelque chose à la bourgeoisie dès qu’ils arrivent au pouvoir. Il s’agit de défendre une perspective communiste, qui repose sur la confiance dans la capacité des travailleurs – qui font déjà tout dans la société – à organiser celle-ci infiniment mieux que la classe capitaliste actuellement au pouvoir. Parce que la lutte pour leurs intérêts les amène à contester la domination capitaliste, les travailleurs ont dans leurs mains plus que l’arme nucléaire, ils peuvent changer le monde.

Le changement ne viendra pas d’une élection, mais cette campagne peut être une étape vers la construction d’un parti communiste révolutionnaire portant ces perspectives.