Hausse des carburants : les trusts pétroliers se gavent

25 Août 2021

Tous ceux qui ont utilisé leur véhicule cet été, pour partir en vacances ou pour aller au travail, ont constaté que les prix montaient en flèche ces deux derniers mois.

Selon les chiffres du ministère de la Transition écologique, le gazole a atteint une moyenne de 1,43 euro par litre, le super sans plomb est monté jusqu’à 1,59 euro par litre, soit une hausse depuis le début de l’année 2021 de 12 % pour le gazole et de près de 16 % pour l’essence sans plomb.

Le gazole n’a pas tout à fait atteint les tarifs de la mi-novembre 2018, qui avaient contribué à déclencher le mouvement des gilets jaunes, mais l’essence sans plomb est beaucoup plus chère qu’à l’époque.

Ces hausses s’expliquent par une offre inférieure à la demande, les pays de l’Opep et leurs alliés relançant la production à un rythme précisément négocié pour leur garantir un prix élevé. Les trusts pétroliers, ceux qui raffinent le pétrole brut et le transforment en essence ou en gazole, ont répercuté avec zèle la remontée des prix du pétrole brut sur les tarifs pratiqués à la pompe.

Ces capitalistes multimilliardaires avaient vu leurs profits légèrement écornés par la baisse d’activité économique du début de la pandémie. Depuis, ils ont tout fait pour rattraper le temps perdu, et ils y sont parvenus puisque, cet été, ils ont fait état de bénéfices en très forte hausse. Au cours du second trimestre 2021, ils ont connu des rentrées d’argent spectaculaires, qui ont servi pour l’essentiel à racheter leurs propres actions, pour en faire monter le cours.

Augmenter le prix d’un produit de première nécessité comme le carburant sert à enrichir encore les plus riches.

Valérie FONTAINE