Technicentre – Noisy-le-Sec : grève contre les conditions dégradées

20 Janvier 2021

Le technicentre SNCF de Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, emploie environ 400 personnes, dont 250 ouvriers, pour l’entretien et la réparation des rames des lignes du RER E et du train P (transilien).

Depuis des mois, la direction accroît la pression sur les cheminots : suppression d’une équipe de six personnes et transfert de la charge sur plusieurs équipes, remplacement du collègue magasinier-outillage par des machines de distribution, embauche d’intérimaires plutôt que de CDI, multiplication des tâches, dégradation générale des conditions de travail.

Un épisode parmi d’autres illustre l’offensive : la fermeture récente du cabinet médical. Comme l’inspecteur du travail l’a rappelé, la loi impose la présence d’une infirmière pour tout établissement industriel de plus de 200 personnes. La direction a répondu en recrutant une infirmière intérimaire, installée dans un local sans sonnette ni salle d’attente, sans lavabo ni stéthoscope, et sans protocoles délivrés par le médecin.

Le 17 décembre, lors d’une première réunion de 70 cheminots, 38 avaient décidé de faire grève la journée, sans préavis. Mardi 19 janvier, 137 des 250 ouvriers se sont aussi déclarés en grève. Dans leur assemblée générale, les grévistes ont réaffirmé leur volonté de s’organiser pour contrer les attaques de la direction, et ils ont élu une délégation de dix ouvriers représentant leur équipe.

Les cheminots de Noisy-le-Sec sont déterminés à refuser la dégradation en cours.

Correspondant LO