Migrants : dangereuses traversées

20 Janvier 2021

En octobre, 59 personnes d’origine koweïtienne, dont des femmes enceintes, des bébés et enfants en très bas âge, avaient été secourues sur une plage de Petit-Caux, à côté de Dieppe. Même chose le 12 janvier, au même endroit, avec vingt personnes d’origine irakienne.

En 2020, presque 10 000 personnes ont ainsi tenté de traverser la Manche sur des embarcations de fortune. C’est seize fois plus qu’en 2018. Ce bras de mer est pourtant dangereux, parcouru par d’énormes porte-conteneurs, froid et souvent houleux. Depuis la Seine-­Maritime, la distance pour atteindre l’Angleterre est au minimum de 130 kilomètres

Les migrants qui risquent ainsi leur vie y sont contraints par la misère, les guerres, et par les politiques de pays comme la France. En accord avec le Royaume-Uni, les autorités françaises ont renforcé les effectifs et les équipements des douanes, qui seraient, paraît-il, maintenant au dernier cri de la technique… pour « déceler le moindre battement de cœur » dans le chargement d’un camion par exemple.

En même temps, les autorités font lacérer les toiles de tente des migrants, empêchent l’accès aux douches et à l’eau potable, même en période d’épidémie, comme à Calais, Grande-Synthe ou ailleurs. Les migrants ne survivent que grâce aux bénévoles, aux associations, aux particuliers qui les aident.

À bas les frontières, liberté de circulation et d’installation pour les migrants !

Correspondant LO