Assurance chômage : de nouvelles attaques en vue

20 Janvier 2021

Dans une note publiée le mardi 12 janvier, le Conseil d’analyse économique (CAE), une instance rattachée au Premier ministre, préconise des mesures chocs contre les chômeurs, sous prétexte de juguler la dette de l’Assurance chômage.

Alors que sa dette était déjà de 38 milliards d’euros fin 2019, les dépenses de l’Unedic ont augmenté de 32 % en 2020 du fait de la forte poussée du chômage. Le patronat qui entend maintenir ses profits, quoi qu’il en coûte aux travailleurs, est bien évidemment responsable de cette situation de quasi-faillite de l’Assurance chômage.

Mais, loin de vouloir combattre le chômage, le regroupement de prétendus experts ès économie qu’est le CAE profite de la situation pour avancer ses idées afin de s’en prendre aux chômeurs. Il préconise de supprimer purement et simplement l’Unedic et d’intégrer le budget de l’Assurance chômage à celui de la Sécurité sociale, afin de mieux maîtriser l’évolution de la dépense publique dans son ensemble. Au lieu d’obéir à des règles fixes, le mode d’indemnisation serait modelé selon l’état du marché du travail. Mais qui portera un diagnostic sur l’état de ce marché ? Quand on se souvient que Macron, il n’y a pas si longtemps, disait qu’il suffisait de traverser la rue pour trouver du travail, on peut être sûr que, si cette réforme voyait le jour, les gouvernants ne manqueraient pas de prétextes pour faire des coupes claires dans les revenus des chômeurs.

Denis Aler