Centre hospitalier Esquirol – Limoges : les oubliés du Ségur

21 Octobre 2020

Mardi 13 octobre le personnel de la MAS (maison d’accueil spécialisée pour adultes handicapés dépendants) Saint-Exupéry, qui dépend du centre hospitalier Esquirol de Limoges, a débrayé et s’est rassemblé à une cinquantaine devant l’établissement, pour dire qu’il n’accepte pas les accords du Ségur de la santé, qui le privent du droit à l’augmentation de 187 euros par mois.

En effet ces établissements sont classés dans le secteur médico-social et non dans le secteur sanitaire. La Fédération hospitalière de France est d’ailleurs en désaccord avec cette décision. Les services de l’hôpital qui font de la rééducation et de la réinsertion, le centre Bobillot, l’Ueros, les appartements thérapeutiques, sont logés à la même enseigne. Les instituts médico-éducatifs (IME), dépendant de la fonction publique hospitalière, ont le même problème. Des contacts ont été pris avec certains, ainsi qu’avec au moins une autre MAS du département.

À la MAS Saint-Exupéry, le travail est difficile. C’est le service de l’hôpital où il y a le plus de violence, en très forte augmentation cette année ! Il y a une vingtaine d’années, la MAS a ouvert avec des infirmiers, des aides-soignants, des agents d’Esquirol qui avaient le même salaire que les autres collègues de l’hôpital. Et aujourd’hui, la direction d’Esquirol est bien toujours l’employeur des 80 travailleurs de la MAS. Cela a fait dire à des collègues que, pour avoir une augmentation, ils vont demander leur mutation dans un autre service sanitaire !

Le ministère tente de diviser le personnel de la santé mais, dans ces services, les aides-soignantes, les aides médico-psychologiques (AMP), les agents des services hospitaliers (ASH), les infirmières font le même métier que tous les collègues de l’hôpital. Il n’y a aucune raison que tout le monde n’ait pas droit au même traitement !

Correspondant LO