Circulez, y’a rien à voir

10 Juin 2020

« Ce que je ne comprends pas, c’est qu’on ne mette pas en cause la hiérarchie policière quand il y a de manière évidente un problème. Il faut qu’il y ait des procédures judiciaires et il faut ensuite qu’il y ait une responsabilité policière et administrative quand il y a des comportements déviants. »

L’auteur de cette déclaration n’est autre qu’Emmanuel Macron, qui l’a faite en 2017, quelques jours avant d’être élu président, alors qu’il cherchait à se démarquer de sa concurrente Marine Le Pen.

C’est pourtant le même Macron, une fois à l’Élysée, qui a déclaré qu’il était, selon lui, « inacceptable dans un État de droit, de parler de violences policières », récusant ce terme car « la violence est d’abord dans la société ».

C’est que Macron voulait avant tout soutenir sa police, mise en cause notamment pour ses brutalités contre les manifestants gilets jaunes.

Sous l’effet du vent qui souffle actuellement dans les rues, Macron pousse aujourd’hui son ministre Castaner à condamner les policiers racistes. C’est drôle comme les événements peuvent faire réfléchir.

Lucien DÉTROIT