Technocentre Renault – Guyancourt : télétravail et double journée, non merci !

25 Mars 2020

Depuis l’annonce, jeudi 12 mars, de la fermeture des écoles et des crèches, la direction du Technocentre Renault de Guyancourt, en grande banlieue parisienne, a d’abord transmis, le 13 mars, un formulaire à remplir pour les parents devant garder leurs enfants, leur permettant de bénéficier d’un arrêt.

Puis, le 16 mars, alors que la majorité des salariés du Technocentre étaient en télétravail, elle précisait que cela ne concernait que les parents ne pouvant pas faire du télétravail. Or, pour beaucoup de parents, le fait même de garder leurs enfants rend le télétravail impossible.

Malgré cela, Renault a donc imposé, via ses managers et ses responsables du personnel, aux parents ayant la garde d’enfants, de faire du télétravail.

Aussitôt cette information bien diffusée, les réunions ont été programmées dans les agendas, les chefs ont commencé à envoyer des mails et des messages Skype pour demander aux salariés de continuer à travailler comme si de rien n’était.

Mais comment travailler tout en assurant l’école à la maison, les besoins vitaux des enfants, leurs repas, trois emplois en un ? La direction n’est pas à une contradiction près : en sommant les salariés de poser des congés enfant malade ou des congés tout court, elle martelait qu’il était inadmissible de faire du télétravail en gardant ses enfants. Et maintenant, elle prétend qu’il est impératif de continuer à travailler quand même.

Pour enfoncer le clou, vendredi 20 mars, les salariés ont reçu un mail du PDG et de ses adjoints, dans lequel il leur était précisé qu’il est « impératif de maintenir les activités vitales de Renault comme l’ingénierie véhicule ».

Eh bien, « l’ingénierie véhicule » et la production en général peuvent très bien attendre. Ce qui ne peut pas attendre, c’est le maintien du salaire de tous les travailleurs, et la protection de la santé de tous.

Correspondant LO